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 Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs,

 

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Je vous souhaite tout d’abord la bienvenue à la tenue de l’Assemblée générale ordinaire et je tiens à remercier tout particulièrement l’ensemble des personnes qui ont participé aux propositions de modification des avant-projets des statuts de la Fédération des Echecs, du règlement intérieur et du règlement disciplinaire, enrichies de vos idées et ce, dans un climat serein. Je remercie nos invités et néanmoins membres de l’Assemblée, à savoir la présence du représentant du Ministère de la Défense nationale durant ces deux jours consécutifs et du représentant du Ministère de la Jeunesse et des Sports pour la journée d’hier. J’annonce solennellement l’ouverture de la tenue de l’Assemblée générale ordinaire.

Portée par le soutien entre autres du Ministère de la Jeunesse et des sports et de votre précieuse confiance, nous réalisons avec nos moyens dérisoires encore et toujours des résultats probants. Ainsi, parmi nos actions, grâce entre autres au fait que nous avons souvent donné la parole aux joueurs et joueuses, à leurs remarques tantôt acerbes, tantôt mesurées, nous améliorons constamment nos résultats, nous établissons déjà de nouveaux buts à atteindre, nous sommes dans le futur, déjà. Celui des lendemains de victoires, enchantés par l’éclat de la réussite, nos jeunes et moins jeunes attendent de nous, cela.
Je leur offre la victoire et le triomphe pour peu que la résolution soit présente. Je bannis de cette assemblée certains mots, comme défaites, craintes, doutes. A l’instar des pays puissants, je veux que notre Fédération utilise des termes comme victoire, triomphe, combat et réussite, soit notre vocabulaire ordinaire, et non pas comme une exception.
Je sillonne le pays depuis ma prise de fonction ; je suis à l’écoute des doléances et des remarques. Il faut de nouvelles postures, de nouvelles dispositions, de nouvelles aventures. Pensez que nous sommes partis pour réussir, tous ensemble, petits et grands sur le même navire : l’Algérie. Je me tourne dans mes vœux vers le futur : déjà tant d’actions accomplies ensemble. Nous rencontrons tout au long de nos actions des inerties, des résistances… Nous avions craint que le projet des échecs à l’école puisse avorter… les problèmes administratifs, les lenteurs bureaucratiques ont la peau dure. Heureusement, tout reprend…  Les protocoles d’accord également. Si vous n’y veillez pas, ce ne sont que deux coups de stylo symboliques qui se confondent avec de la paperasse qui termine dans des tiroirs poussiéreux ; vigilance oblige, relance imposée et la machine, grippée, reprend son rythme d’antan. A nous de  maintenir sa cadence.
Je pense que ces actions néfastes retardent ni plus ni moins l’éclosion de l’élitisme à l’école, sujet sensible qui me tient à cœur car je ne peux effacer mon passé d’enseignante… mes trente années consacrées à ce domaine sacré qu’est la connaissance et sa transmission.
L’année 2012 est celle de notre Fédération. Je m’engage à des résultats, il faut encore des médailles, plus de moyens, plus de projets. Je vous remercie de m’avoir associé à vos rêves, à vos certitudes car vous m’avez permis de réaliser une aventure concrète, qui se rajoute à mes expériences personnelles qui se sont faites sur cette catégorie de la population qu’il ne faut jamais négliger dans un pays et qui est le jeune. C’est grâce au respect qu’on lui doit, grâce à la considération dont il a le droit, à l’écoute qu’on lui prête que notre jeune se construit. Et je pense que nous avons tous réussi notre mission qui dépasse le jeu même des échecs. Nos jeunes ne sont pas un décor, ni une toile de fond car beaucoup de gens les considèrent ainsi et cela donne ce à quoi on assiste dans le monde sportif ou autre.
J’ai donné la parole aux échéphiles. Là où je me déplace, j’écoute, j’enregistre et je transmets, nous traitons l’information avec toute l’objectivité qu’elle mérite. Et nous appliquons, après moult discussions, parfois musclées…, de nouvelles dispositions.  Si nous ignorons leur voix, nous serions en train de compromettre l’avenir, car c’est eux qui vont prendre la relève. Et ils reproduiront ce que nous leur avons transmis : l’écoute, la tolérance, le respect d’autrui, la générosité… afin d’éloigner l’égocentrisme, la magouille, la tricherie, l’amoralité et la cupidité.
L’année 2012 est une année où je m’engage à être à l’écoute des ligues, des clubs, de leurs besoins même si je dois écrire un grand nombre de courriers aux DJS et aux ministères, aux APC et aux walis pour des aides complémentaires afin qu’ils nous accordent une considération avérée pour notre discipline, souvent ignorée, souvent négligée alors qu’elle s’imposera au monde en 2020, lorsqu’elle deviendra enfin discipline olympique.  Nous devons absolument imposer au regard du quidam le jeu d’échecs ; en faire la première discipline du sport de proximité.
Nous devons maintenir et étendre cette discipline dans les écoles, dans les maisons de jeunes même s’il ne s’agit que d’animation. Pour cela, il faut appeler toutes les personnes que nous avons formées et rappeler les bonnes volontés composées d’initiateurs, d’éducateurs, de joueurs pour prendre en charge à travers toutes les wilayate les jeunes, les tout jeunes qui sont oisifs et qui pourraient aimer jouer aux échecs.
Nos actions doivent également s’étendre à la formation de nos arbitres. Le passage de grade est indispensable ; leur formation est obligatoire, et particulièrement au swiss manager.

Le ton était pessimiste pour certains de nos intervenants.  Il faut recadrer l’activité dans une vision plus large ; l’ensemble des activités sportives dans le pays est en baisse de vitesse : il y a effectivement, et nous ne pouvons l’ignorer, une baisse d’intérêt de tous nos jeunes pour la pratique sportive, quelle qu’elle soit.
Les conditions dans lesquelles nos jeunes jouent sont loin d’être idéales : manque de structures ou structures inappropriées, présence irrégulière des initiateurs, discipline marginalisée mais utile pour le tableau de chasse des DJS… ce constat de fait pose la lancinante question : où se situe le travail des ligues et des clubs afin de motiver l’enfant, le jeune et l’adulte afin que le jeu d’échecs devienne une passion : Vaste chantier, dont nous devons poser les jalons. La deuxième bataille à mener est de poursuivre assidûment ce que nous avons réussi à faire, à imposer les échecs à l’école. C’est de là que nous réussirons à puiser dans ce vivier les potentiels champions, et nulle part ailleurs. Nous avons du travail si nous voulons que notre discipline se développe et se maintienne. Je pense à la Russie, à la Turquie… Je pense à l’excellence, je pense à notre pays puissant. Excusez-moi cette digression, mais je suis optimiste de nature.
Encore plus de compétitions, plus de sérieux pour le travail de certains clubs, plus de moyens et plus d’aide pour les clubs qui se battent au quotidien et qui nous épatent par leur ténacité…
Effectivement, nous devons être sans pitié avec nous-mêmes quand il s’agit de scanner nos défaillances. Mais également, nous devons reconnaître nos efforts et notre dévouement à tous pour que la discipline se  maintienne et se développe. Aidons déjà les joueurs qui sont sur place, et envisageons de nous rapprocher des clubs et des ligues pour connaître davantage leurs problèmes et d’essayer de les résoudre. Si nous nous laissons vaincre par le pessimisme, nous n’irons pas de l’avant. Nous avons récolté un huitième des médailles que l’Algérie a remportées. La discipline est connue de tous. De nombreux articles ont été transmis à la presse par nos collaborateurs du service communication durant ces trois dernières années. Le Ministère ne tarit pas d’éloges à notre encontre. Et nos joueurs se savent pris en charge, le nombre d’initiateurs est important mais pas suffisant, compte tenu de la taille de la Fédération, les entraîneurs sont reconnus par les instances internationales, et de multiples projets sont en cours de réalisation. Maintenons le cap ! Tous ensemble !    

Signalons enfin que nous allons avoir deux grands événements : les festivités du 50e anniversaire de l’Indépendance de notre pays. Cet événement majeur sera précédé de peu par la venue du Président de la FIDE.
Cette visite est prévue pour le début du mois de février. Ainsi, durant les 48 heures de sa visite, il rencontrera tour à tour MM. Djiar et Benbouzid, respectivement ministre de la Jeunesse et des Sports et ministre de l’Education Nationale et M. Hanifi, Président du Comité Olympique. Un programme avec blitz et simultanée est déjà préparé.
Avec notre équipe nationale et nos champions comme vedettes. La présence de vos représentants, à savoir les membres du Bureau fédéral, les anciens Présidents de la Fédération seront présents à cet événement.
Monsieur Kirsan sera sollicité afin de nous inclure dans le programme du plan de développement de la discipline qui verra des pays africains bénéficier d’une aide pour la formation de jeunes enfants du primaire au secondaire, inscrits dans 100 écoles.
Nous allons aussi lui demander son soutien pour l’acquisition de matériel et son aide pour la formation d’éducateurs et d’arbitres et  pour certains joueurs afin qu’ils puissent devenir grand maître international (GMI).
Et je tiens à cette occasion lui demander de nous aider, via les pouvoirs publics, à mettre en place un nouvel édifice, à savoir une Académie des Echecs, qui rayonnera sur notre pays et même au-delà. Il est prévu que la FIDE va en lancer plusieurs dans le monde… Pourquoi pas dans notre pays. Cela marquera enfin l’éclosion de notre jeu comme pratique majeure dans l’espace national.

Pour les festivités du 5 juillet, notre programme est simple et hautement symbolique : à la même heure, le 5 juillet, nous organiserons sur toutes les places publiques d’Algérie, là où se trouve bien entendu une Ligue, une partie vivante sur un échiquier géant avec des pièces géantes que pousseront des joueurs et joueuses habillés en pièces d’échiquier pour créer « L’échiquier de l’Algérie ».
Des écrans géants de cinéma placés pour la circonstance reproduiront pour la population la partie et des explications seront données en temps réel. Les festivités vont durer une année : nous pourrons avec nos échéphiles algériens et étrangers organiser des simultanées en plein air. Dans ce dense programme enfin, les Olympiades. Le caractère festif nous a été souligné. Plusieurs signes accompagneront ces événements : brassards aux couleurs de notre drapeau, fanions, tenues en vert, blanc, rouge…
Je vous remercie pour votre écoute.
Je  remercie, à mon tour, tout particulièrement mon équipe, composée de collaborateurs dévoués et compétents, pour leur travail accompli quotidiennement. Je remercie également les membres du bureau, les joueurs et joueuses de nous fournir de la joie et de la fierté en nous apportant dans leurs bagages autant de mérite et autant de médailles. Un grand merci à tous ceux qui sont sur le terrain et qui, par amour des Echecs, se dévouent à ce grand jeu. Et un grand bravo à nos entraîneurs qui n’ont pas failli à leurs promesses et qui n’ont été avares ni de leur temps, ni de leur dévouement pour que nos joueurs et joueuses soient performants et relever ainsi tous les défis.
Merci à tous. J’ai une pensée pour les anciens échéphiles, Oubliés ou connus. Je me tourne vers eux, saluant leur mémoire.
Je souhaite plein succès à notre Assemblée générale et je vous dis : Vive le roi !

La Présidente,
Taous Ameyar.